Grand Prix de Monaco Historique 2012 “Le Billet de Raoul”
A peine rentrés de Pau, lundi 7 à midi, qu’il nous a fallu décharger les autos, ranger le matériel des Formules ford, et nous attaquer au remontage de la Van Diemen GRD, qui fort heureusement était bien avancé.
Les carrossiers qui avaient fini le moule du baquet l’avaient peint et installé, la boite à air avait aussi été repeinte et son système de protection enfin correctement installé. La carrosserie d’origine, d’un blanc immaculé était en place et une nouvelle lame dotée d’une fixation plus appropriée avait été installée à l’avant. Dominique ARLERY avait pris soin de restaurer à la hâte un nouveau capot avant , “just in case”. Coté cosmétique, il ne restait plus qu’à “sticker” l’auto, après l’avoir astiquée !
Coté mécanique, jean François BOURGEOIS nous avait livré entre temps les nouveaux goujons et écrous de roue, les disques de frein avant avaient été remplacés et 4 pneus neufs montés sur les jantes. Il ne nous restait plus qu’à assembler les trains avant et arrière munis d’attaches beaucoup plus sécurisantes que celles d’origine mettant un terme au risque de perdre une roue sans savoir pourquoi. Un grand merci à Daniel BEGUINOT qui nous fournira une aide précieuse dans cette tâche.
La mécanique terminée, nous nous sommes attelés à la préparations des caisses à outils et au chargement du tout.
C’est mardi soir (08/05) vers 21 heures qu’enfin, autour d’un sandwich amélioré que nous faisions le dernier point pour le départ prévu le lendemain à 7:00 H
Mercredi 9 Mai 7:30, le grand départ.
Un voyage presque parfait, ponctué d’une halte à Garons pour récupérer l’ami Régis PREVOST qui s’était proposé pour donné la main et réaliser le reportage photo.
Une mauvaise interprétations es distances nous fit arriver à Menton, et retourner sur Monaco par le chemin des écoliers, ce qui pour un moment agréable aux yeux se transformera vite en enfer lorsqu’on pilote un attelage de 18,50 m :)
Après avoir paralysé pendants une petite heure une ruelle monégasque dans laquelle notre GPS imbécile nous a précipité, nous avons enfin atteint le point de ralliement avec un certain soulagement. Celui-ci fut de courte durée, car une fois en route pour aller décharger aux paddocks, nous avons du affronter un parcours sur-réaliste, ou il a fallu apprendre sur le tas et très vite à manœuvrer notre barnum au milieu d’un encombrement permanent et d’une foule de klaxons…
Un peu après la piscine, nous avons enfin pu décharger pour nous rendre compte qu’il fallait tout transporter à la main sur 800 m. Une opération qui nous occupera une bonne heure, avant de partir avec une certaine appréhension pour garer motor-home et remorque au parking des pêcheurs.
Techniquement, il nous restait 4 heures pour accomplir les dernières formalités administratives et techniques menées de maître par un excellent Jacques de PRIESTER, ce qui fut fait dans les délais. A partir de là, le meeting était lancé, et le plaisir d’être là allait enfin pouvoir prendre le dessus sur la succession de corvées à laquelle nous avons été soumis depuis le dimanche soir précédant ou nous avion entamé le “remballage” de Pau.
Concernant notre préparation, restait un problème à régler : Les rapports de boite qui n’allaient pas du tout et qu’il allait falloir trouver sur place !
C’est la que je dois dire un grand merci à deux professionnels reconnus sur la place : Vincent SAVOYE du Team LSR Racing et Paul Château de Château Sport-Auto pour leur aide amicale, sportive et humaine. a eux 2 ils nous auront permis d’obtenir la boite idéale pour ce damné circuit de Monaco.
Jeudi 10 mai: Tourisme dans les allées du Grand Prix
Le Jeudi passera en musardage, nettoyage analyse du tracé et prises de photos.
Vendredi 11 mai : Les affaires reprennent
Dès le vendredi matin, les choses sérieuses commençaient. Daniel BEGUINOT, alias Papy, es qualité de “guest star” du service technique arrivait en fin de matinée pour aider Christian à faire la boite et refaire un contrôle général, car la séance d’essais libres s’annonçait en fin d’après midi.
La séance d’essais libres
Malgré une attitude extérieure affichant une absence totale d’impression, à l’intérieur de mon crâne il en va tout autrement. C’est une totale folie que de se retrouver sur ce circuit !
Un circuit qui ne se construit que pour les grands prix , offrant un seul et même tracé, celui des F1 ! Les noms sautent à la tête au fur et à mesure que se déroule le tour: Sainte Dévote, Beau Rivage, Casino, Portier, le Tunnel, Tabac, Piscine, Rascasse, Antony Noghes….la sur le même tracé que les F1, des noms qu’à ce jour j’entendais scandés, spectateur cathodique, par les commentateurs des grands prix !
Mais le rêve va devoir laisser la place à la réalité, et les enjeux du meeting s’imposer au plus vite.
J’étais allé à Pau pour m’entrainer, mais, Monaco n’a finalement rien à voir. Là ou Pau est tout de finesse et d’étroitesse, ou le trajectoires sont quasi uniques, Monaco apparaît comme un véritable circuit, qui pourrait être permanent. Très large, et surtout très rapide. Cette vitesse, au milieu des rails, je n’ai que 25 minutes pour l’appréhender. et je le ferais bien mal, terminant au 21 ème rang de ma série avec un temps de 1:56:483, mais globalement, mon plan de travail est respecté, et je sais que le lendemain, les choses seront tout autres.
Samedi : la journée des Qualifications
Les qualifications…. Pour la course qualificative
Aujourd’hui, deux épreuves au programme : Les qualifications et une course qualificative… Car même (grâce ?) au prix prohibitif de l’engagement, Monaco reste à la pointe du suspense, comme toute bonne “soap serie” qui se respecte : 50 F3 étaient engagées, et 35 seulement pourront prendre le départ de la course du dimanche ! (alors que 42 avaient été admises il y a 2 ans.)
C’est donc 2 courses qualificatives qui ont être organisées, l’une pour le numéros pairs et l’autre pour les numéros impairs.
Bien entendu, cette information qui nous a été transmise par mail quelques jours avant le Grand Prix, nous permettait de nous retirer si nous n’acceptions pas la décision…. Mais qui pouvait raisonnablement se retirer, une fois l’organisation du meeting mise en place au sein d’un team ?
En ce qui nous concerne, l’heure est à l’affinage des réglages, assouplir un arrière un peu trop fuyant, remplacer une 5 ème trop courte… et visionner encore et encore les caméras embarquée pour mémoriser le tracé.
C’est avec le couteau entre les dents que je vais aborder cette séance, avec la ferme intention de me positionner entre la 15 ème te la 18 ème place, synonyme de qualification pour la course du dimanche. Et cette fougue, va se traduire dans les chronos qui vont s’améliorer de 6 secondes au cours de la séance… (meilleur tour en 1:50:805).
Mais cette amélioration des résultat se retrouvera quasiment chez tous les compétiteurs… Qui plus est, le matériel bien préparé, et l’envie de bien faire affichée par tous éviteront tout abandon pour casse ou accrochage. C’est donc toujours au 21 ème rang que je vais pointer au terme de cette session, mais toujours confiant en mes possibilités, habitué que je suis à progresser très sensiblement à chaque run.
La course qualificative
La tension est palpable chez tous les concurrents. IL faut dire que l’enjeu est de taille : Disputer ou pas la course du dimanche après midi !
Je sais que beaucoup de choses vont se jouer au départ, et je vais en réaliser un très moyen, certainement à cause de la pression, mais dès la fin du premier tour ayant doublé 2 concurrents, je suis en position de qualifié. Reste à gravir une ou deux autres places pour assurer le résultat ou mieux figurer au classement.
Malheureusement, mes espoirs vont être réduits à néant lors du deuxième tour, ou Frédérico FERIOLI, que je me préparais à passer fit une amorce de tête à queue juste devant moi, me forçant à un quasi arrêt pour l’éviter, et de ce fait m’obligeant à laisser passer 4 concurrents… et avec eux mes espoirs de qualification.
Je vais lors tenter une remontée impossible qui s’achèvera sur le dernier qualifié, Jonathan PRICE sur sa March Toyota N° 18, lequel pour garder sa place m’arrêtera carrément à la sortie du tunnel, faisant preuve d’un comportement des plus anti sportif… Celui-ci se traînait à un rythme de 3 secondes plus lent que le mien, et n’avait que l’obstruction comme seule issue pour garder sa place…. Dégouté, je ne porterai pas réclamation, alors que les images que j’ai réalisées parlent d’elle même. Combien de fois je me suis maudit de ne pas avoir monté mon capot avant renforcé pour l’aider à tourner ou lui faire ressentir un freinage plus tardif… Mais ainsi en était-il, et je n’ai rien pu y changer.
J’ai terminé la manche non qualifié et pourtant bien avec un meilleur tour en 1:48:302, soit 2,5 secondes plus vite que les 3 pilotes qui me précédaient, un temps qui représente un gain de 2 secondes au tour alors que le plateau n’avait progressé de son coté que d’une seconde en moyenne. C’est donc un peu amer que j’irai garer la GRD sous sa tente.
Monaco… Terre de suspense
Devant mon désarroi, la responsable des relation concurrents va saisir le collège d’une réclamation qui va faire briller une lueur d’espoir entre samedi 19:00 et Dimanche 15:45… A première vue, si un concurrent ne part pas, je serais admin au départ. L’affaire semble entendue. Aussi lorsque je vois que la Chevron N° 17 reste à quai, je me vois participer à la course, jusqu’à ce que Michel FERRY, ne décidât qu’il n’y aurait pas de suppléants aux suppléants….
Combien j’aurais aimé, que comme à SIlverstone par exemple, on établisse une liste de 6 à 8 suppléments, en fonctions de leur temps, et que le nombre de concurrents soit fixés au préalable… puis aléa jacta est. Avec de telles règles clairement affichées au déparer je serais parti ou au pire je n’aurais pas été déçu puis re-déçu… Mais comme il se dit, avec des si….
Les plus belles images de la GRD en pleine action
Dimanche 12 : Epilogue
Malgré cette fin décevante, j’ai quand même passé un superbe week-end. J’ai roulé36 tours sur une piste mythique, j’ai pu voir des autos magnifiques et assister à des courses extraordinaire, surtout sur le plateau A, celui des plus anciennes, ou les 5 premiers courant sans arceau avec des montures construites entre 1934 et 1938 se battaient “comme des lions” engageant leur bolides dans d’interminable glissades entre les rails, et faisant fi des conditions de piste. La prime au vainqueur, Julian BRONSON sur ERA, et à ses camarades de jeu : messieurs les pilotes : Chapeau bas.
Un grand bravo à Dayton DUNCAN qui a imposé sa Brabham BT 33, une extraordinaire F1 bleu et jaune. Il signait sa 11 ème victoire de rang à Monaco !
Enfin, le jeune LYONS, Michael de son prémon à complètement atomisé la course de F1, sous une pluie battante, cela vaut un triple ban… Hip Hip Hip !
Je félicite aussi les vainqueurs des autres plateaux : Roger WILLS (Plateau B, F2 moteur avant pré 1961), Alex BUNCOMBE (plateau C – Sport pré 1953), Andy MIDDLEHURST (plateau D, F1 1500CC 1954-1965) et Ben BAKER, qui à la surprise générale va emporter le plateau G des F3.
Pour conclure un mot sur la soirée de Gala. Le Sporting est un lieu magnifique, et les 700 invités, vêtus comme à la parade ajoutaient à la magnificence des lieux. La présentation des podiums était vraiment superbe, les spectacles du cirque, absolument magiques, et les feux d’artifice fantastiques… Par contre si le service était à la hauteur, il n’en était pas du contenu de assiettes… Mais qui viendrait ici pour diner ?
Quelques Photos du plateau G (F3 2L)
Ainsi qu’une très belle photo de Jean Marie BIADATTI. IL s’agit de Mister John of B dans la course de F1 du dimanche sous la pluie.
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This entry was posted on Samedi, mai 19th, 2012 at 17 h 05 min
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Pas de chance, le type qui part en travers devant toi…
Tu méritais de prendre le départ dimanche car visuellement depuis la tribune K, ton pilotage était plus incisif que dans les séries d’essais…
Dura lex sed lex….
Bravo en tous cas pour ta prestation!
Pierre, Merci pour ces mots réconfortants… On essaiera de faire mieux dans 2 ans, et pourquoi pas en F1 :)
Super video Raoul, tu méritais la course de dimanche, dommage….
Merci ;-)
Raoul, je ne vous connais pas mais j’ai pris un pied avec cette video ça ma rappelé des bourres avec jean louis carponcin en renault 5. J’avais 24 ans … J’en ai 46 !!! Putain ça me manque !!! Vous auriez pas une caisse pas chére pour que je vienne m’amuser avec vous ??? PS: la musique de la vidéo c’est aussi top que votre pilotage. Bon allez aprés cette pause je retourne voir mes clients. A trés vite….
Ah…Jean Louis Carponcin, un pilote que j’apprécie tout particulièrement !!!
Un interview de lui dans le DVD “Formula ford” lors du Grand Prix de Pau, un bon souvenir :o))
Philip, au plaisir de vous rencontrer autour d’un circuit…
Un petit coucou , dommage , mais beau dépassement dans la descente…..et quelques bouchons de porte
et pour finir l’accent du grillon 121 nous manque en saloon
à bientôt