Historacing Dijon 2012 : Le Billet de Raoul
DIJON HISTORACING FESTIVAL 2012
Les affaires reprennent ! Enfin !
Décidement le temps passe et les choses ne changent (toujours) pas. A chaque ouverture de saison c’est la même impatience qui pilote mes neurones.
Cette année pas de Proto pour l’ouverture, mais de la formule ford [Formula Ford Historic] et de la Formule 3 2 Litres [F3 Classic], discipline dans laquelle en bon néophyte je découvre les contours en préparant l’un des points culminant de cette saison, le Grand Prix de Monaco Historique.
Promis au déchainement des éléments, l’Historacing Festival se sera finalement déroulé sous un joli temps printanier, tantôt grand bleu, tantôt couvert, mais sans les orages annoncés.
Petit bémol lors de ce week-end, au demeurant fort bien organisé (comme à l’accoutumée avec HVM), la difficulté pour recharger sereinement après les épreuves.
Notre team souscrit volontiers au fait de rester sur le site jusqu’à la fin des épreuves par respect d’un public, mais pas à la quasi interdiction de “remballer” après la dernière course alors que la circulation dans le paddock reste largement possible. En effet, il faut plus ou moins 2 heures à un Team pour se préparer sereinement au départ, et si nous sommes obligés d’attendre la dernière minute, c’est l’organisation du circuit qui pousse très fort derrière pour récupérer les clés du box et rendre la caution, et oblige à un rangement ultra rapide, et donc aussi fatiguant que risqué. Donc pour attirer l’attention sur la mise en place de règles plus adaptées concernant ce problème, un petit prix citron.
FORMULA FORD HISTORIC
Lors des essais ASAVE au mois de mars, et sur le même circuit, nous avions rencontré quelques problèmes avec l’Alexis MK 15B, problèmes de position, gênants, mais aussi mécaniques avec entre autres la rupture du moyeu arrière droit, qui de fait devenaient bloquants…. au point que même ni le stock ni la science de Jean Pierre Demarchi n’y pourront rien…. Il faudra refaire usiner un jeu de transmissions tout neuf… Mais cela prend du temps… beaucoup de temps. Trop de temps pour espérer aligner l’Alexis à l’Historacing de Dijon…
C’est donc notre fidèle Nike MK10 que vous aviez laissé dans ces lignes à Lédenon, agonisante lors de la dernière épreuve de la saison, moteur explosé, d’avoir trop été utilisé à 7200 tours lors de la saison :(
Dans l’intersaison, même si nous avions concentré tous nos efforts sur la restaurations de l’Alexis, nous avions quand même pris soin de demander à Daniel BEGUINOT de lui construire et de lui greffer un moteur tout neuf, mais passée cette intervention, nous l’avions remisée dans nos nouveaux ateliers “just in case”.
C’est dans cet état que nous l’avons chargée dans la remorque couverte de poussière et amenée directement à Dijon… Avec les conséquences habituelles lors de ce genre d’aventure ou la préparation a été bâclée ou inexistante. Boite bloquée dans l’axe 1/2, freins bloqués, embrayage inutilisable, répartiteur de freinage très … autonome ……. Mais à chaque petit “bobo”, Françis DELMAS et Christian LE BRAS qui composaient mon équipe d’assistance pour ce meeting ont patiemment et avec une redoutable efficacité trouvé le bon remède… Résultats une qualification au 17 ème rang, une première course terminée 13 ème au scratch et au pied du podium des classe A, et une seconde 10 ème au troisième rang des A, avec une Nike méconnaissable tant elle était efficace… Cette diablesse de Nike m’aura tout de même réaliser a meilleure performance sur le circuit de Dijon en formule ford : 1:32:497. Le septième meilleur temps absolu de la série.
En course 1 je me suis retrouvé avec un groupe très animé composé de Gérard DELPRAT, Joan CAMPOS COSTA , Jean DIONISOTTI et d’Yves LEROY. A chaque tour les positions changeaient dans ce gruppetto très homogène, dont le fait de guerre majeur a été au 8 ème tour un freinage à 4 de front au bout de la ligne droite…. ou je salue le réalisme et le fair play d’Yves LEROY qui pour éviter le crash collectif, a choisi de s’écarter en bout de ligne droite sacrifiant ainsi 3 places d’un coup, mais le bastion a été de toute beauté, et je pense que tous les membres de cette escadrille se fichaient bien de leur place à l’arrivée tellement ils s’étaient régalés.
A noter l’abandon de Bernard PESENTI contraint à l’abandon suite à un accrochage avec Charly LANQUETIN, alors qu’il s’apprêtait à doubler Régis PREVOST (son binôme) qui débutait en Formula Ford Historic
En course 2 mon équipe en secret a osé quelques modifications sur le châssis de la Nike, modifications immédiatement profitables, rendant la Nike plus sure, plus précise, et plus “libre” en roulage. Grâce à cette intervention, je me suis très vite retrouvé en 9 ème position deuxième de la classe A, derrière Régis PREVOST. A 5 tours de l’arrivée, bien campé derrière Régis PREVOST, que je m’apprêtais à doubler, je vois dans la courbe de Pois, l’aléa de ma course en la personne du récidiviste Charly LANQUETIN, qui alors qu’il prenait un tour a décidé de l’intercaler entre l’ami Régis et moi même… (C’est là qu’on reconnaît le véritable esprit d’équipe).
Cette manœuvre aussi invraisemblable qu’inutile a failli me précipiter dans un gigantesque tête à queue, et, moindre mal, m’a obligé à laisser passer un Dave LOEWE très motivé, suivi de l’étonnant Thibault RICHARD qui s’entrée de jeu, et pour sa première course plaçait la barre très haut…. Son père peut être fier !
je terminerais finalement 10 ème et 3 ème de la classe A… A charge de revanche.
Décidément, les problèmes induits par les débutants sont chaque année récurrents. Le manque d’expérience en piste les conduit à de nombreuses erreurs dont certaines peuvent se conclure de façon très fâcheuses. C’est là que la raison d’être de la série Formula Classic prend tout son sens.
Cette série intercalée dans notre championnat a le mérite de proposer des meetings sans enjeu, mais ou la situation de course est réelle. Dans cette série qui devrait rejoindre la FFSA très prochainement, il est aisé de faire ses classes (comme l’on fait les RICHARD père et fils pour initier Thibault…) avant d’intégrer un peloton ou l’esprit de compétition est plus marqué. Nos autos sont pour la majeure partie assez rare, leur niveau de sécurité est bien loin de celui des formules moderne, et je pense qu’il faut s’y prendre à deux fois avant de tenter n’importe quoi…. Quel enjeu lorsqu’on prend un tour de fausser le résultat de la course qui plus est en mettant ses camarades de jeu en danger… Quel enjeu ?
Pour conclure sur ce double incident, et oublier pour passer à autre chose, je vais quand même décerner un double prix citron à Charly, en espérant que si il devait se trouver à nouveau dans nos rangs, il aura eu la sagesse au préalable de s’entrainer en groupe en Formula Classic, il n’en retirera que plus de plaisir.
Enfin, il est impossible de clôre ce billet sans souligner l’énorme performance de Pierre Alain LOMBARDI qui gagne en deuxième manche (certes u!n peu aidé par l’abandon d’Olivier RECHEDE, facile vainqueur de la première course).
Il s’agit de sa première victoire en Formula Ford Historic à Dijon. Il s’agit aussi de l’anniversaire de sa première victoire en Formule Ford ICI même et avec la même voiture à l’époque concourrant en série moderne. Bravo Pierre Alain.
II – F3 CLASSIC
Au mois de décembre, nous avons acquis une F3 2litres, une VAN DIEMEN GRD de 1976. Cette auto ex Jean Louis SCHLESSER a concouru à Monaco en 1976 ou elle a terminé 13 ème. A peine l’inscription à Monaco confirmée, qu’il a fallu se mettre en mains cette nouvelle monture. Après des essais calamiteux au mois de Mars ou nous avons accumulé des bévues (pour en pas dire pire), nous avons engagé al GRD à l’Historacing de Dijon avec un programme simple : L’assimiler, la prendre en mains, et enfin, la confronter aux F3 de son âge.
Après des qualifications aussi discrètes qu’inquiétantes (arrpet aux stands après 4 tours la roue arrière droite tentant de prendre son indépendance. Résultat 29 ème temps sur 29 en 1:31:335, a peine mieux que le temps réalisé en Formule Ford.
En course 1, le problème de roue arrière ayant été réglé par le duo de choc : Daniel BEGUINOT, Philippe Belou assistés dans la fourniture de pièces rares par un Kosma ZARRAZICK toujours aussi cool, j’ai décidé d’élever un peu le niveau, mais alpes que j’étais en bagarre deux Martini MK 37, j’ai fait un énorme tête à queux, et j’ai décidé de rentrer au stand pour un contrôle de sécurité, puis suis reparti pour terminer 21 ème avec un temps plus significatif de 1:27:605.
Cette progression se confirmera dans la course 2 ou je terminerais 17 ème malgré un arrêt 1 tour avant les autres suite à une mauvaise interprétations mea part. Au bilan, je pense que pour une première prise en mais en conditions de course, le résultat n’est pas si mal. Je suis loin des leaders, à environ 4 secondes au tour, soit un peu plus d’une seconde au tour, ce qui n’est rien compte tenu de l’écart naturel de performance entre une auto de 1976 disposant d’un moteur Fiord de 151 CV et une Ralt RT3 VW approchant les 200 CV et disposant d’une châssis à l’efficacité légendaire.
LA GALERIE ONE SHOOTING
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This entry was posted on Mercredi, avril 18th, 2012 at 19 h 50 min
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